

Le voyage en Ouzbékistan c’est terminé sur une belle note avec ma semaine à Ferghana où j’étais une véritable vedette.  J’ai été invitée à parler aux jeunes dans une classe d’anglais à l’université et aux enfants qui suivent des cours privés d’anglais. Cela a mené à plusieurs invitations à souper. Quelle chance extraordinaire d’être reçue dans des familles. Et quelle hospitalité !!
Les étudiantes m’ont ensuite emmenée visiter les petites villes aux alentours. C’est en papotant que j’ai appris que l’une d’elle allait se marier en septembre... parce que son père lui a choisi un époux. Elle se trouve un peu trop jeune pour ça (18 ans), mais ici on ne discute pas avec son père. Elle a quand même négocié une nouvelle voiture en échange de son accord :)).
Maintenant je me trouve en Turquie. Je ne me suis pas arrêtée à Istanbul, que je visiterai avec Yannick, mais je me suis immédiatement dirigée vers Ankara. Immense ville ou l’ancien et le nouveau s’entremêlent. Je me suis rendue compte que je me rapprochais de l’Europe au coût de la vie. En Ouzbékistan je payais 20 cents pour un trajet en métro, à Ankara cela coûtait 1 dollar 50. Et je ne vous parle même pas du prix de la chambre !!
Aujourd’hui j’ai découvert une petite merveille : Safranbolu, une ville où le vieux quartier Ottoman est resté miraculeusement intact. Je ne suis pas la seule à avoir trouvé cet endroit : les touristes turcs y affluent en grand nombre les fins de semaine. Je ne m’étais pas rendue compte que nous sommes un week-end et comme d'habitude, je suis arrivée ici sans réservation. Tous les hôtels (de magnifiques vieilles maisons restaurées) étaient remplis. Heureusement le bureau du tourisme m’a trouvé une chambre chez l’habitant. Et je ne pouvais pas tomber mieux : je loge dans une vieille maison – mais pas magnifiquement restaurée – tenue par une dame absolument charmante que je ne comprends pas et qui ne me comprend pas, mais on s’arrange avec des grands sourires.

Inutile de vous dire que... les Turcs sont des gens absolument charmants qui se plient en quatre pour rendre service. (comme les gens de tous les pays que j’ai visité jusqu’à présent... ;))
Ne vous inquiétez pas : je me tiens loin de toute agitation politique et j’achète le journal en anglais pour me tenir au courant des derniers développements. Je compte poursuivre mon voyage en longeant la mer Noire et ensuite j’irai vers Kars et le lac de Van, dans l’est du pays. Promis-juré : s’il y a des troubles, je rebrousse chemin.
|